Prise en charge du SOPK : les éléments essentiels à connaître

Selon l’OMS, 6 à 13 % des femmes en âge de procréer dans le monde sont touchés par le Syndrome des Ovaires Polykystiques (SOPK). Cette affection se manifeste généralement par des règles irrégulières, des troubles hormonaux et métaboliques, ainsi qu’une absence prolongée de l’ovulation.

La multiplicité des symptômes cliniques du SOPK est un véritable défi. Elle impose une approche individualisée dans la prise en charge des malades et dans la recherche de solutions de traitement pérennes. Justement, voici ce qu’il faut savoir sur la prise en charge médicale et non médicale du SOPK.

Le SOPK : un trouble hormonal incompris

« Le syndrome des ovaires polykystiques est la principale cause de la stérilité féminine et est la conséquence d’un mode de vie particulier ». Cette assertion (accessoirement fausse) est l’illustration d’une affection mal comprise. Le SOPK est un trouble endocrinien qui affecte la santé reproductive et métabolique des femmes.

La particularité de ce trouble est qu’il se caractérise par une combinaison de dysfonctionnements ovariens qui peut varier d’une femme à une autre. Cela peut aller de la production excessive d’androgènes ovariens (comme la testostérone) à des troubles métaboliques plus poussés. Ainsi, le SOPK se manifeste de façon différente en fonction des femmes.

En raison des nombreuses manifestations cliniques du SOPK, les patientes doivent présenter au moins deux des trois symptômes de Rotterdam pour être déclarées atteintes de cette affection. Elles doivent notamment avoir des ovaires polykystiques à l’échographie, une hyperandrogénie clinique/biologique et une anovulation ou des cycles irréguliers.

La prise en charge médicale validée

Le SOPK est une affection à syndrome hétérogène. Par conséquent, son traitement implique une approche individualisée en fonction des symptômes, des objectifs et du métabolisme de chaque patiente.

À ce titre, les patientes qui présentent un cycle menstruel dysfonctionnel bénéficient d’une contraception hormonale qui réduit les irrégularités et protège l’endomètre. En cas d’infertilité, l’induction de l’ovulation est le traitement prioritaire. Mais une chirurgie ovarienne par « drilling » peut être envisagée pour les cas complexes.

Aussi, les patientes qui présentent une production excessive d’androgène bénéficient d’un traitement (anti-androgène) pour inverser le processus. L’acétate de cyprotérone par exemple est efficace en 3 mois sur l’acné et en 6 mois sur l’hirsutisme.

Pour autant, il faut noter qu’aucune solution de prise en charge ne permet de guérir le SOPK. Elles sont choisies en fonction du métabolisme des patientes et permettent d’atteindre des objectifs spécifiques. Toutefois, ces solutions peuvent être complétées par un traitement naturel SOPK et par une amélioration drastique de l’hygiène de vie pour offrir des résultats plus satisfaisants.

Les approches de traitement complémentaires

Comme pour de nombreuses affections, les solutions médicamenteuses ne suffisent pas toujours à soulager les patientes. Les malades doivent aussi avoir des informations claires sur la nature de leur affection et les causes probables afin de choisir le traitement qui leur correspond.

À ce titre, des programmes éducatifs comme ceux de Reflet pour le SOPK ont une importance capitale. En plus d’informer les patientes sur leurs maladies, ils favorisent leur autonomie en leur faisant des recommandations claires sur les meilleures façons de procéder.

De même, le traitement du SOPK nécessite la coordination de plusieurs spécialistes. Le médecin, le gynécologue, l’endocrinologue le diététicien doivent coordonner leurs efforts afin de construire un programme de suivi qui soulage leur patient.

En outre, le traitement du SOPK passe également par une amélioration de l’hygiène de vie. Une alimentation faible en indice glycémique, des activités physiques régulières et une meilleure gestion du stress permettent de réduire les symptômes et leurs conséquences.

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